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Bullet journal de bord artistique – et fin

Après un premier article introductif sur le Bullet journal et un deuxième sur les bienfaits d’écrire dans un carnet, il est temps de passer à la pratique avec quelques exemples en image. Si vous avez une activité artistique, professionnelle ou amateur, cet article peut vous intéresser. J’y explique les bases du Bullet journal, les types de pages nécessaires pour s’y retrouver et j’explique aussi comment j’utilise cet outil pour m’aider à développer mon activité artistique. Munissez-vous d’un carnet et d’un crayon, c’est plus sûr que de commencer directement avec le stylo noir, et c’est parti !

Pages d’organisation

Tout l’intérêt d’un Bullet journal, pour qu’il ne ressemble pas à un simple carnet vierge, est d’y ajouter un peu de structure. Si l’on considère qu’il fonctionne en partie comme un agenda, on peut prévoir son organisation sur une période d’un an, puis le découper plus finement en mois, semaine ou jour selon ses besoins. Voici un exemple de calendrier pour 2021, ou Calendex, et un planning du mois de Janvier, qui permettent d’avoir une vue d’ensemble des futures activités. Il existe beaucoup d’autres modèles et approches sur internet, n’hésitez pas à chercher. Personnellement je préfère garder un modèle générique pour chaque mois et réserver mon temps pour des pages plus artistiques.

En général, je complète ma page de calendrier mensuel avec mes objectifs du mois et une To-do list, pour condenser un maximum d’informations sur une double page. Car la notion d’espace à son importance… Puisqu’il s’agit d’un carnet et non d’un classeur, plus adaptable, il peut arriver que les pages « reservées » ne suffisent pas. Par exemple, pendant une obscure période de confinement, vous avez lu plus de livres que prévu : horreur, plus de place sur la page ! Vous n’avez d’autre choix que de continuer la liste un peu plus loin dans le carnet. La solution consistera alors à tenir un sommaire avec titre et numéro de pages pour vous y retrouver.

Pages artistiques et récup

L’organisation est une chose, mais il est temps de passer à des sujets un peu plus sérieux, l’expression de soi, écrite ou artistique. D’une manière générale, vous êtes libres sur votre carnet de décorer toutes les pages que vous voulez selon vos préférences. Pour ma part, j’aime bien décorer les pages introductives de chaque mois. Je laisse aussi des pages vierges pour m’obliger à les compléter plus tard avec des dessins ou collages. J’ai toujours aimé l’esthétique des carnets de voyage, mais n’ayant pas encore osé vraiment me lancer, je teste sur quelques pages éparses.

Ce que j’apprécie dans l’approche des carnets artistiques (carnets de voyages, art journal, scrapbooking) c’est le mélange des techniques, mais aussi l’aspect récup. Aux origines du scrapbooking, il s’agissait de mettre en scène des souvenirs pour faciliter le travail de mémoire et la transmission, avec des photos, des bouts de papier ou tissus, comme des billets de spectacle ou des emballages de cadeaux. Je préfère cet esprit récup à l’achat systématique d’embellissements coûteux. Ici, j’ai découpé des images dans des prospectus publicitaires et de vieux manuels scolaires, qui auront trouvé une meilleure vie que dans ma poubelle !

Trackers et gamification

Un autre outil, qui mérite qu’on s’y intéresse, même si je ne l’utilise pas encore à sa juste valeur : les trackers. Il s’agit de petites grilles d’auto-évaluation à alimenter régulièrement, qui donnent une tendance sur différentes attitudes et aident à mettre en place des routines. Il est possible de « tracker » tout un tas de comportements ou d’habitudes, comme le temps de sommeil, le sport hebdomadaire, les dépenses, les cycles menstruels ou encore les périodes créatives. Pour que le principe fonctionne, il faut trouver des trackers qui soient vraiment signifiants, pour que les suivre ne devienne pas une contrainte.

C’est sur cette nécessité de régularité que le bât blesse pour moi, la routine ayant plus tendance à m’ennuyer qu’autre chose. C’est peut-être aussi le cas pour certains d’entre vous. J’ai donc exploré d’autres approches comme la gamification dans une optique d’épanouissement de soi. Plusieurs sites internet proposent ce genre de technique pour rendre ludique la réalisation d’objectifs personnels. L’idée est d’appliquer des principes de jeu vidéo pour augmenter la motivation, en passant par exemple des niveaux grâce à l’accomplissement de certaines tâches, comme le ménage. Vous trouverez plus de détails et d’idées dans cet article sur les grands principes de la gamification et ses applications. Il y a sans doute moyen d’en détourner certains dans notre carnet.

Un Bullet journal pour les artistes

Le Bullet journal est à la fois un carnet d’expression, mais aussi une aide à la planification de ses tâches quotidiennes et de ses objectifs à moyen-long terme. Si on peut y mettre tout ce que l’on veut, j’ai choisi personnellement d’orienter le mien vers mon activité artistique. Ce qui se traduit par des listes d’idées, de références ou encore une to-do list pour préparer une exposition et définir le prix de mes œuvres. J’ajoute aussi, au fil des pages et des mois, notes et croquis pour « capturer » l’inspiration avant qu’elle ne s’échappe ou pour développer quelques réflexions. Cela permet aussi de faire du vide, de calmer le brouillard d’idées qui pourrait bloquer l’accomplissement d’un travail artistique donné.

Par ailleurs, j’ai réservé des pages à la fin de mon carnet pour le suivi d’une formation d’entreprenariat pour les artistes (sur le Mouvement, par David Feriol, j’aurai l’occasion d’en reparler) et le développement de mon activité artistique en général. C’est là que l’aspect gamification m’intéresse. J’ai pour idée de mettre en place un système de palier avec récompense, plus adapté pour moi qu’une approche routinière. Par exemple au bout de 10 dessins ou 10 pages d’écriture, je passe un niveau et je lance un dé pour augmenter ma jauge « bénéfice » et m’offrir cette fameuse plume avec de l’encre sympathique ou un autre cadeau tiré au sort. On peut imaginer aussi passer un pacte avec quelques amis pour partager ses difficultés et montrer ses avancées.

Je suis encore en réflexion et expérimentation sur ce sujet, mais si cela vous intéresse, je pourrais faire un article spécifique dessus où je développerai sur les résultats et éventuels bénéfices. Et dites-moi en commentaire comment vous utilisez votre Bullet journal, je suis toujours à la recherche de nouvelles idées.

3 réflexions sur “Bullet journal de bord artistique – et fin”

  1. On se rejoint pour ça. Mon journal de bord artistique est plutôt un junk journal fait dans mon agenda 2020 dont je recouvre les pages avec des collages complètement aléatoires et dégagés de préoccupation esthétique. Des marque-pages perso me servent d’onglets pour séparer les différents rubriques de la formation du Mouvement et les to do list. Je ne l’ai encore jamais montré ce « petit bazar personnel ».

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